Actuel au Zoo de BÂle

Un groupe de neuf singes-écureuils, ou saïmiris, a temporairement investi le Zoo de Bâle. Le mâle et les huit petites femelles sont actuellement en transit vers un autre zoo. Ils viennent du jardin zoologique de Nuremberg et partagent désormais l’enclos des saïmiris du Zoo de Bâle, dans le pavillon des singes.

Depuis leur arrivée en décembre, ces petits singes jaunes se sont bien acclimatés à leur nouvel environnement. Ils séjourneront au Zoo de Bâle jusqu’à ce que les températures soient remontées. À l’origine de leur emménagement: la nécessité pour le jardin zoologique de Nuremberg de trouver de toute urgence des quartiers d’hiver pour les neufs petits singes qui, s’étant soudainement désolidarisés de leur groupe quelques temps plus tôt, ne parvenaient plus à reprendre la cohabitation.

La communauté des zoos offre l’asile aux petits singes

Disposant de suffisamment de place pour accueillir deux groupes, le Zoo de Bâle a proposé d’héberger pour l’hiver les neufs dissidents nurembergeois. Les saïmiris profitent ainsi pour l’heure des espaces intérieurs et extérieurs du Zoo de Bâle mis à leur disposition. Au printemps ou en été, ils rejoindront ensuite Taïwan. Un parfait exemple de collaboration au sein de l’Association européenne des zoos et aquariums (EAZA). Les institutions impliquées recherchent ensemble des solutions pragmatiques à des événements imprévus: la garantie de trouver rapidement le meilleur refuge possible pour les animaux, même dans les situations les plus inattendues.

Lorsque la séparation devient la seule solution

Le démantèlement de groupes de saïmiris n’a rien d’exceptionnel en soi. Les singes de cette espèce ont pour habitude de constituer des groupes distincts de femelles et de mâles. Contrairement aux mâles, les femelles d’un même groupe sont toutes parentes et génétiquement liées à une «progénitrice». À mesure que les groupes de femelles grandissent, des sous-groupes se forment parfois, donnant lieu à des querelles qui nécessitent alors de séparer les animaux. En règle générale, le programme européen d'élevage (EEP) trouve sans problème une place pour le groupe sécessionniste. Mais comme les préparatifs d’un transfert vers Taïwan sont plus longs que ceux d’un transfert en Europe, il a fallu trouver des quartiers d’hiver adaptés pour les petits singes de Nuremberg. Le Zoo de Bâle se trouve être une solution intermédiaire idéale.

Les saïmiris peuplent la forêt tropicale sud-américaine de la Bolivie, depuis le haut du bassin amazonien jusqu’au Pérou. Ils vivent en communautés de douze à plus de cent animaux, à l’intérieur desquelles les femelles, organisées en sous-groupes, constituent le noyau social. Les groupes de mâles vivent plutôt en marge des femelles.

Depuis 2014 le Zoo de Bâle coordonne le programme européen d'élevage (EEP) des saïmiris à tête noire, qui encadre l’élevage de près de 800 animaux originaires d’Europe et d’Australie ou de Nouvelle-Zélande. Le Zoo de Bâle a pour tâche de préserver la santé génétique de cette population du zoo.